BRM 400 de Cergy, les 13 et 14 mai 2017

Ce samedi matin il faisait bon quand j'ai pris le RER pour aller à Cergy. Quand j'arrive les huits autres participants au brevet sont déjà partis. Il y a un groupe d'enfants qui partent pour une sortie VTT. C'est un joyeux bazar.

Sans doute le temps clément, cet après-midi il y a beaucoups de circulation en Île-de-France. Les premiers kilomètres autour de l'Oise sont légèrements vallonés. je rejoins quatre cycliste dont un tandem. Ils sont très lourdement chargés et roulent lentement. Plus tard un randonneur casquette rose en train de se changer. Ah ben je découvre en lisant ton compte rendu que c'était toi, Nadar. Si j'avais su je me serais arrêté taper la discute… Mais j'ai continué. Je pédale maintenant vraiment dans les Hauts-de-France. Les forêts ont fait place aux champs, pour beaucoups du colza.

Dans ces grandes plaines avec le vent plutôt favorable je file sans forcer.

Et j'arrive rapidement au second contrôle, Fère-en-Tardenois. La fête foraine égaye la ville et la jeunesse.

À la pizzeria j'y retrouve un Allemand qui participe aussi à ce brevet. Mais lui a décidé de s'arrêter ici manger un kébab alors que je continue.

C'est maintenant la Champagne et ça se voit, toutes les enseignes en proposent, tous les champs y sont consacrés. La lumière dorée de la fin de journée sur ces collines de vignes me donne envie d'y gouter. Mais j'arrive à Reims. Il fait nuit et je ne m'attarde pas trop. Après un rapide détour par la cathédrale et un café pour la nuit je repars.

Il fait noir, c'est parti pour une nuit de vélo. Le paysage disparait, seul la route et ses bas côtés restent. Je ne sais plus vraiment à quelle vitesse je roule mais je devine que ça a ralenti. C'est mécanique : moins de visibilité et en plus le vent est moins favorable.

On est samedi soir. C'est la fête un peu partour. À Condé-sur-Aisne, 1h30, où je m'arrête remplir les bidons on m'offre même un verre de vin. Ça fait plaisir, merci. Mais je ne bois qu'une gorgée la route est encore longue.

D'ailleurs deux heures plus tard je commence à m'endormir. Il est temps que je fasse une bonne sieste sous l'abri bus de Bitry.

À mon réveil j'ai froid, normal. La solution c'est de pédaler énergiquement. Et je passe bientôt un randonneur sur son carbonne noir et blanc. Il a l'air d'être un peu à la peine. Enfin le soleil se lève. Après le contrôle de Clermont j'apperçois même un arc-en-ciel devant moi. Mais en y réfléchissant, avec le soleil derrière moi, ça signifie que je fonce tout droit vers la pluie :-( Et effectivement à une cinquantaine de kilomètres de l'arrivée j'enfile la veste et le pantalon imperméable.

Quand je rejoins Cergy le soleil est revenu. Je profite du ravitaillement sur place et discute avec les organisateurs. L'année prochaine ils organisent un 600.